Sanseverino fait partie de ces artistes rares qui ont traversé les époques sans jamais renoncer à leur liberté artistique. Dans cette interview, il partage une vision lucide — parfois brutale — du métier de musicien aujourd’hui : création, indépendance, financement, tournée… et réalité économique.
Interview complète avec Sanseverino
La vie d’artiste aujourd’hui : entre passion et précarité
Pour Sanseverino, la réalité est claire :
👉 Le métier d’artiste est instable par nature
👉 Le confinement a simplement amplifié cette instabilité
« C’est un métier rempli de périodes où il n’y a rien… mais là, tout a été confisqué. »
Malgré cela, il transforme cette contrainte en opportunité :
👉 Écriture d’un album complet
👉 Travail quotidien intensif
👉 Recentrage sur la création
Méthode de travail : discipline plutôt que mythe artistique
Contrairement à l’image romantique de l’artiste inspiré :
👉 Sanseverino travaille comme un artisan :
- 8 heures par jour
- 1 morceau à la fois
- objectif : finir chaque idée
« Je n’abandonne jamais une chanson en cours. »
➡️ Une approche très proche d’un travail de bureau créatif.
Maison de disque, indépendance et liberté artistique
Sanseverino a connu :
- contrat d’édition
- contrat d’artiste en major
- indépendance
👉 Il a notamment travaillé avec Sony Music Entertainment pendant près de 15 ans.
Le dilemme majeur vs indépendance
👉 En major :
- moyens financiers
- visibilité
- mais contraintes artistiques
👉 En indépendant :
- liberté totale
- mais moins d’exposition
« Je n’ai pas envie de faire de la musique que je n’aime pas. »
💸 Produire un album aujourd’hui : combien ça coûte ?
👉 Budget estimé selon lui :
- entre 30 000 € et 70 000 €
➡️ Même en indépendant, il faut :
- financer le studio
- payer les musiciens
- produire l’album
❌ Pourquoi il refuse le crowdfunding
👉 Raisons principales :
- perception publique (artiste = riche)
- inconfort personnel
- modèle pas adapté à sa situation
➡️ Il privilégie :
👉 un producteur traditionnel
Tournée et spectacle : le vrai moteur économique
👉 Aujourd’hui, l’album sert surtout à :
➡️ alimenter la tournée
Mais problème majeur :
👉 baisse des jauges
👉 cachets divisés
👉 dates annulées ou reportées
« On nous demande le même spectacle… pour moitié moins. »
L’écosystème musical selon Sanseverino
👉 Acteurs clés :
- producteur (finance et accompagne)
- tourneur (organise les concerts)
- distributeur
- attaché de presse
➡️ Mais il insiste sur un point :
👉 Le producteur artistique reste essentiel
➡️ pour orienter, conseiller, challenger
🎸 Musiciens et home studio : disparition ou évolution ?
👉 Réponse claire :
❌ Non, les musiciens ne disparaîtront pas
✔️ Mais le modèle change :
- home studio pour maquettes
- studio pro pour finalisation
- collaborations hybrides
⚠️ Le vrai conseil aux jeunes artistes
👉 Son conseil est radical :
❌ Ne pas penser “carrière”
✔️ Penser “plaisir + métier”
« Faites-le parce que ça vous plaît, pas pour réussir. »
Ses recommandations concrètes
👉 1. Refuser les compromis non assumés
👉 2. Garder une activité parallèle si besoin
👉 3. Anticiper les périodes sans revenus
👉 4. Construire sur le long terme
💡 Artiste entrepreneur ou artiste libre ?
Contrairement à beaucoup de discours actuels :
👉 Sanseverino ne croit pas à l’artiste “tout-en-un”
❌ Il refuse :
- gestion
- production
- entrepreneuriat pur
✔️ Il préfère :
- se concentrer sur la musique
- s’entourer de professionnels
Conclusion : liberté vs succès
Cette interview révèle une vérité essentielle :
👉 Il n’y a pas un seul modèle dans la musique
➡️ Mais un choix permanent entre :
- liberté artistique
- visibilité
- sécurité financière
Sanseverino a choisi :
👉 la liberté, en assumant ses conséquences.



