Julien Mairesse

Directeur artistique et metteur en scène · Concerts et spectacles
Julien Mairesse, directeur artistique et metteur en scène de concerts

Présentation

Julien Mairesse est directeur artistique, metteur en scène et scénographe de concerts, de tournées et de cérémonies. Il a conçu ce que le public voit sur scène — mise en scène, scénographie, écrans, lumières, narration visuelle — pour des artistes comme Aya Nakamura, Soprano, Gims, Kendji Girac ou Dadju.

Un autodidacte formé sur le terrain

Originaire de Lille, il quitte l’école de commerce dès le premier jour. Barman, il transforme le lieu où il travaille en café-concert, puis devient chauffeur de danseurs en tournée. Il débute à 19 ans sur la route, en observant tous les métiers et en apprenant auprès des techniciens : assistant de production, administrateur de production, puis producteur. Il travaille sur les tournées d’Éric et Ramzy et fait ses armes au Stade de France, où il vit notamment l’épisode de l’opéra Aïda : un décor de onze modules d’une tonne et demie embourbé après une semaine d’orage, et un spectacle livré avec « sept secondes » de retard.

De la production à la mise en scène

Il passe ensuite à la direction artistique, à la mise en scène et à la scénographie, des tournées jusqu’aux stades : Aya Nakamura, Soprano, Gims, Kendji Girac, Dadju, Vitaa et Slimane, mais aussi Fary, PLK ou Roman Frayssinet. Il cofonde par ailleurs Le Manoir de Léon, un studio d’enregistrement installé dans les Landes.

Notre rencontre au Studio Bleu

C’est au Studio Bleu que L’Atelier de Cédric a reçu Julien Mairesse, alors directeur artistique, metteur en scène et scénographe sous la bannière de La grosse entreprise de Julien, pour présenter aux artistes présents un métier rare dans la musique : concevoir la mise en scène et la scénographie d’un concert. Ce jour-là, L’Atelier de Cédric recevait aussi, entre autres, Koria et Mathieu François.

Un métier de l’ombre, souvent méconnu des artistes en développement, qui touche pourtant à tout ce que le public retient d’un concert : la place de l’artiste sur scène, la lumière, les images, le rythme du spectacle et l’émotion partagée avec la salle.


Notre rencontre en ligne

Julien Mairesse est aussi revenu, en interview vidéo en direct, sur la direction artistique live : comment on met en scène un concert de stade, comment se monte une tournée et comment un artiste peut marquer le public, même sans grande expérience de la scène.

Toucher un spectateur à 80 mètres

Un concert n’est plus seulement musical : dans un Zénith ou un stade, tout l’enjeu est de toucher un spectateur placé à 80 mètres de la scène. Sans mise en scène, l’artiste n’y est plus, selon son expression, que « du playmobil dans un lavabo ». Écrans, lumières et narration visuelle servent à créer un sentiment de communion : donner à chacun l’impression de « faire partie d’un tout, d’une expérience collective ».

Mettre en scène un artiste sans expérience de scène

Il a pris l’exemple de la tournée d’Aya Nakamura, dont le succès a été très rapide, avec encore peu d’expérience de la scène. Le défi : rassurer l’artiste, simplifier la mise en scène et éviter la surcharge. Plutôt que d’empiler les effets, il s’agit de créer une zone de confort, un cadre sécurisé qui laisse l’artiste respirer et donner le meilleur de lui-même.

Le budget ne fait pas le spectacle

Un gros budget ne garantit pas un bon concert, et un petit budget n’empêche pas d’en réussir un : la vision artistique, la cohérence et l’engagement de l’artiste font la différence. Il rappelle aussi que le public paie son billet, souvent entre 80 et 150 euros, sans compter le transport : il doit en avoir pour son argent.

Du live à la télévision

Depuis 2020, Julien Mairesse met aussi son savoir-faire au service de la télévision, avec l’émission Basique, le concert ou le prime en direct Unis pour le Liban, sur France 2. Deux mondes différents : sur scène, la liberté artistique et la relation directe avec l’artiste ; à la télévision, les contraintes éditoriales, un timing précis, la présence des animateurs, les coupures publicitaires et la logique d’audience. Un direct se prépare pendant des semaines, pour parfois deux jours de répétitions seulement. Il est aussi revenu sur l’évolution de son métier en vingt ans et sur l’importance de rester indépendant et de bien choisir ses projets.

Ses conseils aux artistes

Pour une première partie comme pour un grand concert, sa règle tient en une phrase : « La sincérité bat toujours la technique. » Ne pas copier d’autres artistes, ne pas surjouer, ne pas multiplier les artifices ; rester simple, être authentique et incarner son projet. Les erreurs les plus fréquentes : vouloir impressionner plutôt que toucher, trop de mise en scène, un manque de cohérence artistique et l’oubli du public.

Et ensuite

En 2024, Julien Mairesse met en scène la deuxième édition de la cérémonie Les Flammes et travaille sur l’ouverture du Festival de Cannes, avec Zaho de Sagazan. La même année, il devient associé de Loud, un média spécialisé dans les musiques urbaines.

Ce que son parcours inspire

Du bar et des routes de tournée jusqu’aux stades, sans passer par une école : le parcours de Julien Mairesse montre que les métiers du spectacle s’apprennent aussi sur le terrain, et rappelle aux artistes qu’un grand concert tient moins aux moyens qu’à la vision, à la simplicité et à la sincérité.

Questions fréquentes

Que fait un directeur artistique live ?

Il conçoit l’expérience visuelle et scénique d’un concert : mise en scène, scénographie, narration visuelle et place du public. Son objectif est de créer un moment mémorable, au-delà de la musique.

Pour quels artistes Julien Mairesse a-t-il travaillé ?

Il a signé la direction artistique, la mise en scène ou la scénographie de concerts d’Aya Nakamura, Soprano, Gims, Kendji Girac, Dadju ou Vitaa et Slimane, et travaillé pour la télévision sur Basique, le concert et Unis pour le Liban.

Faut-il un gros budget pour réussir un concert ?

Non. Pour Julien Mairesse, la vision artistique, la cohérence et l’engagement de l’artiste comptent davantage que les moyens : mieux vaut créer une zone de confort que multiplier les effets.

Quel est son principal conseil aux artistes sur scène ?

« La sincérité bat toujours la technique. » Ne pas copier, ne pas surjouer, rester simple et incarner son projet.

Pour aller plus loin

Dans le même métier

L’Atelier de Cédric a aussi reçu ces professionnels de l’image, de la vidéo et de la scénographie :

Les métiers de la musique : notre panorama · Tous les professionnels reçus par L’Atelier de Cédric

À propos de L’Atelier de Cédric

L’Atelier de Cédric est une série de rencontres avec les professionnels du music business, menée par Cédric Tilèpe, fondateur de TEMPO Formation (organisme de formation certifié Qualiopi). Chaque échange explore un parcours, un métier et des conseils concrets pour les artistes et les entrepreneurs de la musique.

Découvrez les dernières rencontres en vidéo

Pour aller plus loin, L’Atelier de Cédric propose une chaîne YouTube riche en interviews et échanges avec des professionnels de la musique.

👉 Accédez directement à la playlist des dernières rencontres :

🔔 Abonnez-vous pour découvrir d’autres parcours, retours d’expérience et discussions autour du management, de la promotion et de la création artistique.

Structurer ta carrière musicale sur des bases solides

Bien s'entourer, comprendre les rouages du métier et bâtir une vraie structure : c'est ce qui fait la différence dans la musique. La formation TEMPO Structuration t'accompagne pas à pas pour bâtir ta structure d'artiste.

Découvrir TEMPO Structuration →Clarifier mon projet en 2h

★ GUIDE GRATUIT — ÉDITION 2026

Tu veux structurer ton projet musical ?

Statuts, SACEM, aides CNM/ADAMI, financement : les bases pour monter ta structure d’artiste, dans un PDF de 16 pages.

RECEVOIR LE GUIDE GRATUITRDV TÉLÉPHONIQUE GRATUIT