Une rencontre au croisement de la stratégie digitale, du label et du management d’artistes
Dans le cadre de L’Atelier de Cédric, cette rencontre avec Anthony Audebert propose une lecture fine des mutations profondes de l’industrie musicale. À travers son parcours, l’échange met en lumière les nouvelles formes d’accompagnement artistique, entre stratégie digitale, marketing, label et management indépendant.
À partir de ce qui est visible et compréhensible depuis la page de la rencontre, le dialogue s’inscrit dans une réflexion sur l’évolution des carrières musicales à l’ère des plateformes, des communautés et des modèles hybrides.
Des débuts indépendants à l’univers des majors
Après avoir créé en 2007 un audioblog et un label de musiques électroniques, Anthony Audebert rejoint en 2010 le mythique label Barclay, au sein du groupe Universal Music France.
Il y évolue pendant plus de six ans, notamment comme responsable marketing digital et coordinateur en lien avec les pôles marques et synchro, développant une expertise solide à l’interface entre musique, image et partenariats.
Sony Music France puis Believe : structurer la stratégie des labels
Anthony Audebert poursuit ensuite son parcours chez Sony Music France, où il occupe des fonctions liées à la stratégie digitale, avant de rejoindre Believe à partir de 2017.
Chez Believe, il devient directeur marketing des labels AllPoints, naïve et Animal63, accompagnant des projets artistiques reconnus, parmi lesquels Jeanne Added et The Blaze, tous deux récompensés aux Victoires de la Musique.
Cette période marque un approfondissement de son travail sur la construction d’image, le développement international et la cohérence des stratégies artistiques.
Ogust Music : management et conseil au service des artistes
En 2019, Anthony Audebert fonde Ogust Music, une structure de management et de conseil en marketing musical dédiée aux artistes et labels indépendants.
Aujourd’hui, il accompagne notamment :
- Julia Jean-Baptiste,
- UssaR,
- Nerlov,
- Dominique Dalcan,
ainsi que différentes structures culturelles indépendantes, en conjuguant expertise stratégique et accompagnement créatif.
Il collabore également avec le label French Parade, aux côtés d’artistes tels que Xavier Polycarpe, I Am Roze, Abel Chéret ou Jim Bauer, illustrant une approche transversale et sur mesure du développement artistique.
L’intérêt professionnel de la rencontre
L’intérêt professionnel de cette rencontre réside dans la vision globale et évolutive portée par Anthony Audebert. Son parcours permet de comprendre :
- les passerelles entre majors et indépendants,
- l’importance de la stratégie digitale dans la durée d’une carrière,
- les nouveaux rôles du manager et du consultant musical aujourd’hui.
Pour les artistes, managers, labels ou étudiants en formation, cet échange constitue une clé de lecture concrète des réalités contemporaines du secteur.
À propos de L’Atelier de Cédric
L’Atelier de Cédric est un espace de rencontres et de transmission dédié aux artistes et aux professionnels de la musique et de la culture. À travers des interviews approfondies, le projet met en lumière des parcours singuliers, des métiers souvent invisibles et des visions qui structurent l’écosystème musical actuel.
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Une invitation à explorer les coulisses de la création musicale, des stratégies artistiques et de celles et ceux qui les façonnent.













Anthony Audebert, architecte de trajectoires artistiques à l’ère du streaming
Comprendre l’industrie par l’intérieur
Dans l’écosystème musical actuel, certains profils ne se définissent plus par un intitulé de poste mais par une capacité à relier les mondes. Anthony Audebert fait partie de ces professionnels dont le parcours permet de lire l’évolution de l’industrie musicale française depuis quinze ans : du web naissant aux stratégies globales, des majors aux structures indépendantes, de la promotion digitale au management d’artistes.
Son intervention dans L’Atelier de Cédric s’inscrit dans cette logique : prendre le temps de décrypter les mécanismes invisibles derrière la réussite artistique, les choix structurants, et les erreurs à éviter dans un environnement en mutation permanente.
Le web comme point de départ, pas comme finalité
Avant les postes à responsabilité et les équipes à manager, il y a chez Anthony Audebert une intuition fondatrice : le web comme outil de narration et de relation, bien avant qu’il ne devienne un levier industriel standardisé.
Dès 2007, il crée un audioblog et un label de musiques électroniques, expérimentant très tôt la circulation des œuvres, la construction d’audience et les premiers usages communautaires autour de la musique. Cette phase artisanale, souvent sous-estimée, forge pourtant une compréhension profonde des dynamiques de visibilité, encore pleinement d’actualité aujourd’hui.
L’apprentissage de la complexité au sein des majors
Lorsque Anthony Audebert rejoint le label Barclay au début des années 2010, il entre dans un environnement où la musique ne se pense plus seulement en termes de disques, mais en systèmes : marketing, image, partenariats, synchronisation, droits, médias.
Pendant plus de six ans chez Universal Music France, il travaille au cœur de ces logiques, pilotant le marketing digital et les stratégies de communication d’artistes majeurs de la scène française et internationale. Cette immersion lui permet de comprendre les forces… mais aussi les limites du modèle major : temporalité accélérée, pression des résultats, arbitrages constants entre création et marché.
Une expérience fondatrice, qui façonne sa vision actuelle du développement artistique.
De la stratégie globale à l’accompagnement sur mesure
Après Universal, son passage chez Sony Music France, puis chez Believe, marque un tournant. Anthony Audebert n’est plus seulement dans l’exécution de stratégies, mais dans leur conception.
Chez Sony, il participe à la transformation digitale des labels, coordonnant équipes, données et outils. Chez Believe, il accompagne des labels à forte identité artistique comme AllPoints, naïve ou Animal63, travaillant sur des projets où l’indépendance créative doit cohabiter avec une logique de performance internationale.
Cette période confirme une conviction forte : il n’existe pas de modèle unique de réussite, seulement des trajectoires à construire avec méthode et cohérence.
Ogust Music : remettre l’artiste au centre du dispositif
En 2019, Anthony Audebert crée Ogust Music, structure indépendante pensée comme un espace de respiration face aux injonctions de vitesse et de volume. Ici, l’enjeu n’est plus de multiplier les sorties, mais de penser des carrières durables, alignées avec l’identité artistique des projets accompagnés.
Management, stratégie marketing, image, édition, relations partenaires : Ogust Music fonctionne comme une plateforme de réflexion et d’action, au service d’artistes aux esthétiques variées, mais réunis par une même exigence de fond.
Cette approche séduit des artistes confirmés comme Dominique Dalcan, mais aussi de nouveaux projets en construction, nécessitant un regard à la fois stratégique et sensible.
Le rôle discret mais décisif du label manager
En parallèle, Anthony Audebert s’engage comme label manager pour des structures indépendantes telles que French Parade ou Sapiens Recordings. Des rôles souvent méconnus, mais essentiels, où se jouent l’équilibre entre vision artistique, production, marketing et viabilité économique.
Développement d’artistes, direction artistique, gestion des équipes, négociation de contrats, articulation avec l’édition et la distribution : ces fonctions lui permettent d’agir au plus près du terrain, là où les décisions ont un impact direct sur les œuvres et les parcours.
Une vision transversale du métier de manager
Ce qui traverse l’ensemble du parcours d’Anthony Audebert, c’est une idée simple mais exigeante : le manager n’est ni un commercial, ni un exécutant, mais un traducteur. Traduire une vision artistique en stratégie, traduire un marché en opportunités, traduire des contraintes en choix créatifs.
Dans un contexte où les artistes sont de plus en plus autonomes mais aussi plus exposés, cette posture devient centrale. Elle nécessite une compréhension fine des outils, mais surtout une capacité à prendre du recul, à penser le temps long, et à préserver l’intégrité des projets.
Pourquoi cette rencontre résonne avec L’Atelier de Cédric
L’échange avec Anthony Audebert s’inscrit pleinement dans l’ADN de L’Atelier de Cédric : donner la parole à celles et ceux qui façonnent l’industrie musicale sans toujours être sous les projecteurs.
Pour les artistes, managers et professionnels qui découvrent ce parcours, cette rencontre apporte un éclairage précieux sur :
- la réalité des métiers de l’ombre,
- la construction d’une carrière professionnelle dans la musique,
- l’importance de la stratégie autant que de l’intuition,
- les nouveaux équilibres entre indépendance et structuration.



