L’Atelier de Cédric avec Laurence Rémila (Technikart) : comprendre la presse culturelle en 2026

par | Avr 15, 2026

📰 Technikart, un média “new ugly” au cœur de la culture pop

Technikart n’est pas un magazine comme les autres. Sous la direction de Laurence Rémila, il revendique une ligne éditoriale unique :
👉 pop, exigeante, caustique… et “new ugly”.

Relancé en 2015, le magazine a mis près de 10 ans à retrouver son identité et son rythme de croisière, preuve que reconstruire une marque média solide prend du temps — même à l’ère du digital.

Les piliers éditoriaux de Technikart

  • Une approche culturelle globale : musique, mode, cinéma, société
  • Un ton libre, parfois moqueur mais jamais malveillant
  • Une volonté de créer du contenu différent de celui des autres médias

👉 Objectif : proposer ce que les autres ne font pas, plutôt que suivre les tendances.


Presse papier vs digital : un faux débat ?

Image

Contrairement aux idées reçues, la presse papier n’est pas morte.

Ce qui a changé

  • La Gen Z n’achète plus en kiosque… mais reste attirée par le papier dans certains contextes (mode, éditions limitées)
  • Le web n’est pas “inférieur” au print → même exigence éditoriale
  • Les marques fortes survivent mieux que les autres

Vision clé de Technikart

Le problème n’est pas le papier, mais la manière dont il est distribué et valorisé.


Le modèle économique d’un média culturel

Le fonctionnement reste hybride :

  • 🛒 Vente du magazine
  • 📢 Publicité
  • 🤝 Brand content & opérations spéciales

Mais surtout :
👉 Créer une communauté autour du média est devenu central.


Le concept “new ugly” : la signature Technikart

“Mieux vaut être new ugly que beau et insipide.”

Ce concept résume l’ADN du magazine :

  • Esthétique volontairement décalée
  • Créativité visuelle forte
  • Refus du “beau lisse” classique

👉 Une réponse directe à l’uniformisation des contenus culturels.


Presse musicale : quel rôle aujourd’hui ?

La révélation majeure de l’interview :

❌ La presse n’est plus prescriptrice

Avant :

  • Passage obligé pour lancer une carrière
  • Validation par les médias

Aujourd’hui :

  • Les artistes émergent via TikTok, YouTube, Instagram
  • Les médias arrivent après

✅ Mais la presse reste désirable

“Les artistes n’ont plus besoin de la presse… mais ils peuvent en avoir envie.”

Pourquoi ?

  • Pour construire une image plus profonde
  • Pour intégrer une narration culturelle
  • Pour toucher un autre public

Comment être couvert par Technikart ?

Quelques insights concrets donnés dans l’interview :

✔️ Ce qui attire la rédaction

  • Une proposition artistique singulière
  • Une histoire à raconter
  • Un univers compatible avec leur esthétique

❌ Ce qui ne fonctionne pas

  • “L’artiste est déjà partout” → pas un argument
  • Copier les tendances
  • Approche trop marketing

👉 Technikart cherche :

“Ce qu’on peut apporter en plus — et comment s’amuser avec l’artiste.”


Le vrai critère éditorial : la passion

Le critère ultime n’est ni l’audience ni la stratégie.

👉 C’est simple :

Si l’article passionne la rédaction, il mérite d’exister.

Peu importe qu’il fasse :

  • 30 lecteurs
  • ou 3 millions

Ce que les artistes doivent retenir

1. La presse n’est plus un levier de lancement

Travaillez d’abord :

  • votre audience
  • votre identité

2. Les médias cherchent du sens, pas du buzz

Une histoire forte > un bon chiffre

3. La cohérence artistique prime

Le positionnement compte plus que la visibilité


Conclusion

L’interview de Laurence Rémila montre une chose essentielle :

👉 Le rôle des médias culturels a évolué, mais leur importance reste intacte.

Ils ne sont plus là pour “faire émerger” les artistes…
mais pour leur donner une profondeur, une narration, une place dans la culture.

Et dans ce paysage, Technikart continue de tracer sa route :
💥 libre, pop, et résolument “new ugly”.


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