Dans le spectacle vivant, la musique ou l’audiovisuel, les artistes et techniciens intermittents ne sont pas rémunérés comme des salariés « classiques ». Ils sont payés en cachets. Comprendre la différence entre salaire brut, salaire net et coût employeur est essentiel pour gérer ses revenus, négocier un contrat ou monter un budget de production.
1. Le cachet brut (salaire brut)
Le cachet brut est la base de rémunération inscrite sur le contrat de travail.
Il correspond au montant convenu entre l’employeur et l’intermittent avant toute déduction.
Il inclut :
-
le cachet de base,
-
les éventuelles primes ou heures supplémentaires,
-
les avantages en nature.
👉 Exemple : un cachet brut fixé à 150 € pour une prestation.
2. Le cachet net (salaire net)
Le cachet net correspond à la somme réellement perçue par l’intermittent, une fois retirées les cotisations sociales salariales (assurance chômage, retraite, maladie, CSG/CRDS, etc.).
En pratique, le net représente environ 75 % du brut pour les intermittents.
👉 Exemple :
-
Cachet brut : 150 €
-
Cachet net : environ 115 €
⚠️ Attention : ce pourcentage peut varier selon le type d’emploi (artiste, technicien), la convention collective et certaines exonérations (comme le dispositif réduction Fillon pour l’employeur).
3. Le coût employeur (super brut)
Le coût employeur est le montant total que doit dépenser la structure (association, label, société de production, festival, etc.) pour rémunérer un intermittent.
Il comprend :
-
le cachet brut,
-
les cotisations patronales (assurances sociales, chômage, retraite, congés spectacles, formation professionnelle, etc.).
En moyenne, le coût employeur représente 1,5 à 1,7 fois le cachet brut.
👉 Exemple :
-
Cachet brut : 150 €
-
Cachet net : 115 €
-
Coût employeur : environ 240 €
4. La spécificité du cachet dans le calcul des heures
Autre particularité du régime intermittent : un cachet n’équivaut pas toujours à une journée travaillée dans le calcul des droits au chômage.
-
Cachet isolé (moins de 5 cachets sur 5 jours) = 12 heures déclarées
-
Cachets groupés (au moins 5 cachets sur 5 jours) = 8 heures par jour
👉 Exemple : 10 cachets isolés = 120 heures déclarées, même si chaque cachet correspondait à une journée de travail.
Cela impacte directement le calcul des 507 heures nécessaires pour ouvrir ou renouveler ses droits à l’intermittence.
5. Pourquoi c’est important pour les artistes et employeurs ?
-
Pour les artistes et techniciens intermittents : comprendre la différence entre brut et net permet de mieux anticiper ses revenus réels et ses droits (congés spectacles, assurance chômage, retraite, etc.).
-
Pour les employeurs du spectacle (associations, producteurs, tourneurs, festivals) : bien connaître le coût employeur est indispensable pour budgéter correctement un concert, une résidence ou une tournée.
Comprendre cachets, cotisations et statuts, c’est la base. La formation TEMPO Structuration t’accompagne pas à pas pour bâtir ta structure d’artiste.
Découvrir TEMPO Structuration →Clarifier mon projet en 2h6. Outils utiles pour calculer brut/net/coût employeur
-
Simulateur URSSAF coût d’embauche : Consulter ici
-
Guso (Guichet Unique du Spectacle Occasionnel) : guso.fr – obligatoire pour les employeurs occasionnels d’artistes.
-
Congés Spectacles : conges-spectacles.fr – pour gérer les droits aux congés payés des intermittents.
✅ En résumé :
-
Cachet brut = montant prévu au contrat.
-
Cachet net = ce que l’intermittent reçoit réellement.
-
Coût employeur = ce que l’employeur paie réellement, en incluant toutes les charges.
-
1 cachet = 8h ou 12h déclarées selon le mode (isolé ou groupé).
Calculateur : cachet brut → net → coût employeur
Estimez en un instant ce que touche l’artiste et ce que paie l’employeur à partir du cachet brut (base 2026).
Estimation indicative (base 2026). Le net réel ≈ 75 % du brut et le coût employeur ≈ 1,5 à 1,7× le brut. Le montant exact dépend du statut (artiste ou technicien), de l’abattement de 30 %, de la convention collective et des caisses. Pour le chiffre précis, déclarez via le GUSO ou rapprochez-vous d’un expert paie.
Tableau de conversion brut / net / coût employeur (estimations 2026)
| Cachet brut | Net estimé (≈ 75 %) | Coût employeur (≈ 1,6×) |
|---|---|---|
| 100 € | ≈ 75 € | ≈ 160 € |
| 150 € | ≈ 113 € | ≈ 240 € |
| 200 € | ≈ 150 € | ≈ 320 € |
| 300 € | ≈ 225 € | ≈ 480 € |
| 500 € | ≈ 375 € | ≈ 800 € |
Exemple : pour un cachet de 200 € brut, l’artiste perçoit environ 150 € net (≈ 25 % de charges salariales) et l’employeur débourse au total environ 320 €, charges patronales comprises (chômage majoré pour les CDDU, congés spectacles à 15,5 %, retraite, prévoyance, formation).
Questions fréquentes sur le calcul du cachet
Comment passer du cachet brut au cachet net ?
Pour un intermittent, le net représente environ 75 % du brut : les charges salariales (assurance chômage, retraite, CSG/CRDS…) prélèvent à peu près 25 % du cachet brut. Sur 200 € brut, il reste donc environ 150 € net. Le taux exact varie selon que vous êtes artiste ou technicien et selon l’abattement appliqué.
Combien un cachet coûte-t-il à l’employeur ?
Le coût total pour l’employeur (le « super brut ») représente environ 1,5 à 1,7 fois le cachet brut. Pour 200 € versés à l’artiste, l’employeur débourse environ 320 €. Cet écart finance les charges patronales : assurance chômage (plus élevée pour les CDDU), congés spectacles (15,5 %), retraite, prévoyance et formation.
Qu’est-ce que l’abattement de 30 % des artistes ?
Pour les artistes (et non les techniciens), une partie des cotisations de Sécurité sociale est calculée sur 70 % du salaire brut, soit après un abattement de 30 % pour frais professionnels. Cet abattement réduit les cotisations, mais il ne s’applique plus à l’assiette de l’assurance chômage depuis 2017.
Quel est le cachet minimum d’un intermittent ?
Le cachet minimum est fixé par les conventions collectives du spectacle (musique, audiovisuel…) et révisé chaque année selon votre branche et votre fonction. Retrouvez les barèmes à jour et les modalités de déclaration dans notre guide GUSO & cachet d’intermittent 2026.
Cachet brut ou net : que négocie-t-on ?
On négocie le plus souvent le cachet brut, qui figure au contrat : c’est la base de calcul du net perçu et du coût employeur. Précisez toujours « brut » ou « net » pour éviter tout malentendu. À noter : au-delà du cachet (un salaire), les artistes-interprètes perçoivent aussi des droits voisins lorsque leurs enregistrements sont diffusés.
→ Pour aller plus loin : Intermittent du spectacle : guide complet 2026
Pour aller plus loin : décroche les aides et subventions adaptées à ton projet.
Anthony Lamond – Audio Network France
Une rencontre au cœur des nouveaux usages de la musique à l’image Dans le cadre de L’Atelier de Cédric, la rencontre avec Anthony Lamond offre un éclairage approfondi sur un secteur en pleine transformation : la musique à l’image et la licence musicale. Cet échange...
Éric Debègue — Éditeur musical et cofondateur du Festival Sœurs Jumelles
Une rencontre dédiée aux enjeux de l’édition musicale et de la musique à l’image Dans L’Atelier de Cédric, la rencontre avec Éric Debègue permet d’aborder un pilier souvent discret mais fondamental de l’industrie musicale : l’édition musicale et la valorisation des...
L’Atelier de Cédric @ Studio Oméga avec Brice Davoli – Compositeur et créateur de musique à l’image
Dans le cadre de L’Atelier de Cédric, une rencontre professionnelle a eu lieu avec Brice Davoli, compositeur reconnu pour son travail dans le domaine de la musique à l’image et de la librairie musicale. Cette rencontre, photographiée par Julien Vachon, s’inscrit dans...
Fabrice Aboulker — musique à l’image, chanson et narration émotionnelle
Une rencontre entre chanson, fiction et transmission Dans cet épisode de L’Atelier de Cédric, Cédric reçoit Fabrice Aboulker, compositeur dont le parcours singulier relie la chanson française, la fiction audiovisuelle et la musique pour le spectacle vivant. La...
Delphine Paul — Sony / ATV Music Publishing France
Une rencontre avec une actrice clé de l’édition musicale et des passerelles musique–image L’Atelier de Cédric propose une rencontre avec Delphine Paul, professionnelle de l’édition musicale et membre de l’équipe Sony ATV Music Publishing France. Cette rencontre...
Delphine Caurette — Au cœur de la promotion musicale et digitale avec Webpromo
Une rencontre dédiée aux enjeux de visibilité des projets musicaux Dans L’Atelier de Cédric, la rencontre avec Delphine Caurette permet d’aborder un sujet central pour les artistes et les professionnels de la musique : la promotion des projets à l’ère du numérique....
Christophe Palatre — Warner Music France — Parlophone
L’Atelier de Cédric propose une rencontre avec Christophe Palatre, professionnel de l’industrie musicale, alors membre de l’équipe Parlophone France. Cette rencontre s’inscrit dans une série d’échanges dédiés aux métiers du label, à la direction artistique et à...
Fabrice Nataf — éditeur, découvreur et compagnon de route des artistes singuliers
Une rencontre avec une figure discrète mais essentielle de la musique française Dans cet épisode de L’Atelier de Cédric, la rencontre avec Fabrice Nataf permet de remettre en lumière un parcours aussi discret que fondamental dans l’histoire récente de la musique...
Thibault Deboaisne — Superviseur musical et fondateur de Sound Division
Une rencontre au cœur de la musique à l’image Avec L’Atelier de Cédric, la rencontre avec Thibault Deboaisne permet d’explorer en profondeur le métier de superviseur musical, un rôle clé à l’interface entre création musicale, narration audiovisuelle et production. À...
Christophe Caurret — BETC POP
Une rencontre avec un architecte des liens entre musique, marques et création L’Atelier de Cédric propose une rencontre avec Christophe Caurret, directeur de la création de BETC Pop. Cette rencontre met en lumière un parcours pionnier dans la manière de penser la...
Pour aller plus loin sur les conditions d'accès au régime et les erreurs à éviter, consultez notre guide complet sur le statut d'intermittent du spectacle.