Pascal Aubrée
Photo © FTV
Présentation
Pascal Aubrée a été directeur de la Fête de l’Humanité de 2018 à 2020. Il a auparavant travaillé à la CCAS, qui gère les activités sociales des industries électriques et gazières, où il a dirigé le Festival d’Énergies. Il préside depuis 2026 le conseil d’administration de la Foncière des Activités Sociales des Énergies.
Les activités sociales de l’énergie
À la CCAS, qui gère les activités sociales des salariés des industries électriques et gazières, il dirige le territoire Île-de-France de 2014 à 2016, puis, en 2016, le Festival d’Énergies, organisé à Soulac-sur-Mer.
À la tête de la Fête de l’Humanité
En 2018, il prend la direction de la Fête de l’Humanité, ainsi que des partenariats et des événements du journal L’Humanité. Il succède à Fabien Gay et reste en poste jusqu’en 2020.
Notre rencontre à Radio Campus Paris
C’est au micro de L’Atelier radiophonique, sur Radio Campus Paris, que L’Atelier de Cédric a reçu Pascal Aubrée, qui venait de prendre la direction de la Fête de l’Humanité, avec Matthieu Schneuwly, chargé de développement du Printemps de Bourges, Romain Renou, fondateur du festival Cabourg Mon Amour, et, au téléphone, Jérôme Tréhorel, directeur général des Vieilles Charrues, pour une émission consacrée à l’économie des festivals et à la place qu’y trouvent les jeunes artistes.
La Fête de l’Humanité, un festival à part
Bien plus qu’une programmation musicale
La Fête de l’Humanité est portée par un journal, L’Humanité : c’est, souligne Pascal Aubrée, le seul festival qui représente un journal. Son ancrage est politique, mais l’objectif est d’attirer un public très divers : « On veut essayer de rassembler de 15 à 99 ans. » Le public ne vient pas seulement pour la musique : des stands venus de toute la France, un village du monde, un espace consacré au cinéma et aux arts vivants, les débats de l’Agora, environ 150 sur l’ensemble du festival, un village du livre qui accueille plus d’une centaine d’auteurs, et même une discothèque, le Macumba, ouverte de 22 h à 6 h.
Une ville éphémère
Le site d’alors, de 50 hectares, était entièrement aménagé, de l’électricité aux stands : le montage commençait mi-août et le démontage s’achevait trois semaines après le festival. Le lieu devant accueillir le centre des médias des Jeux olympiques de 2024, la Fête de l’Humanité savait qu’elle devrait trouver un autre site, sans remettre en cause son existence. Parmi les plus anciens festivals de France, elle réunit environ 500 000 personnes sur trois jours.
Des scènes pour chaque étape
La grande scène joue devant 70 000 à 80 000 personnes, ce qui suppose des artistes capables de tenir un tel public. D’autres scènes font place au développement : la scène Zebrock, programmée avec la Sacem et tournée vers l’accompagnement, une scène jazz, une petite scène d’artistes en devenir avec l’association Droit de Cité, des groupes qui jouent sous les stands des fédérations et des sections, et le village du monde, avec des artistes venus d’autres pays. La programmation était alors faite en coprogrammation avec la société de production À gauche de la Lune.
Un modèle porté par le public
Il n’y avait alors pas de billet à la journée : trois tarifs donnaient accès aux trois jours, de la vente militante dans les départements, la moins chère, au tarif sur place, en passant par la billetterie classique. L’objectif est d’équilibrer les comptes, un éventuel excédent revenant au journal, dont le festival dépend depuis 1930. La publicité y tient très peu de place : les recettes viennent surtout des entrées, complétées par quelques partenariats, par des échanges avec des radios, dont Radio France, qui installe des plateaux sur place, et par des échanges de publicité avec le journal. Il n’y a pas de stands de marques.
Jouer à la Fête de l’Humanité
Pour un jeune artiste, la grande scène n’est pas la porte d’entrée : même en ouverture, en début d’après-midi, il faut oser jouer devant 40 000 à 50 000 personnes. Mieux vaut passer par les petites scènes, travaillées avec des collectifs de programmation, en particulier Zebrock, dont c’est justement la vocation. On peut aussi écrire directement à la Fête de l’Humanité, qui transmet. Pour Pascal Aubrée, la musique est un énorme plus : elle fait venir le public, qui découvre ensuite tout le reste. Et au-delà du web, le festival répond à un besoin de lien social, de rencontres, de découvertes et d’échanges.
Et ensuite
De 2022 à 2023, Pascal Aubrée dirige de nouveau le Festival d’Énergies de la CCAS, à Soulac-sur-Mer. En 2026, il devient président du conseil d’administration de la Foncière des Activités Sociales des Énergies.
Ce que son parcours inspire
Du Festival d’Énergies à la Fête de l’Humanité : le parcours de Pascal Aubrée rappelle aux artistes qu’un grand festival se construit aussi par ses petites scènes, et qu’on y entre plus sûrement par un collectif de programmation que par la grande scène.
Questions fréquentes
Qui est Pascal Aubrée ?
Le directeur de la Fête de l’Humanité de 2018 à 2020. Il a auparavant travaillé à la CCAS, qui gère les activités sociales des industries électriques et gazières, où il a dirigé le Festival d’Énergies.
Qu’est-ce que la Fête de l’Humanité ?
Le festival du journal L’Humanité, organisé depuis 1930. Il réunit environ 500 000 personnes sur trois jours autour de plusieurs scènes de musique, de débats, d’un village du livre et d’un village du monde.
Comment un jeune artiste peut-il jouer à la Fête de l’Humanité ?
Selon Pascal Aubrée, plutôt par les petites scènes, travaillées avec des collectifs de programmation comme Zebrock, que par la grande scène. On peut aussi écrire directement à la Fête de l’Humanité, qui transmet.
Où L’Atelier de Cédric l’a-t-il reçu ?
Au micro de L’Atelier radiophonique, sur Radio Campus Paris, avec Matthieu Schneuwly, Romain Renou et Jérôme Tréhorel, pour une émission consacrée aux festivals.
Pour aller plus loin
- La fiche de Jérôme Tréhorel, directeur des Vieilles Charrues
- La fiche de Matthieu Schneuwly, Printemps de Bourges
- La fiche de Romain Renou, fondateur de Cabourg Mon Amour
- Tournée et live : notre guide complet
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L’Atelier de Cédric a aussi reçu ces professionnels du booking, de la tournée et du spectacle vivant :
Les métiers du live : notre guide · Tous les professionnels reçus par L’Atelier de Cédric
À propos de L’Atelier de Cédric
L’Atelier de Cédric est une série de rencontres avec les professionnels du music business, menée par Cédric Tilèpe, fondateur de TEMPO Formation (organisme de formation certifié Qualiopi). Chaque échange explore un parcours, un métier et des conseils concrets pour les artistes et les entrepreneurs de la musique.
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