Vous êtes une association, un café-concert, une mairie ou un organisateur qui veut payer un musicien en règle pour une soirée ? Ou vous êtes artiste et vous voulez enfin comprendre comment se calcule votre cachet et le fameux régime des intermittents ? Ce guide réunit les deux faces de la même pièce : le GUSO, le guichet qui sert à déclarer, et le cachet d’intermittent, ce que touche réellement l’artiste.
L’objectif est simple : que l’employeur occasionnel sache quoi déclarer, quand et combien ça coûte, et que l’artiste comprenne son salaire minimum et ses droits. Les chiffres cités sont à jour pour 2026.
En une phrase : le GUSO permet de déclarer et payer en une seule fois un artiste ou un technicien embauché ponctuellement ; le cachet, lui, est encadré par des minima conventionnels et compte pour l’ouverture des droits au chômage des intermittents (507 heures sur 12 mois).
Partie 1 — Le GUSO, côté employeur
Qu’est-ce que le GUSO ?
Le GUSO (Guichet Unique du Spectacle Occasionnel) est un service en ligne gratuit, géré par France Travail, qui s’adresse à tout employeur — associatif ou non — qui emploie occasionnellement un ou plusieurs intermittents du spectacle vivant.
Concrètement, il simplifie radicalement l’embauche : au lieu de déclarer un salarié auprès de six organismes différents, vous faites une seule déclaration et un seul paiement. Le GUSO répartit ensuite les cotisations aux organismes concernés :
- l’Urssaf (sécurité sociale),
- l’Unédic (assurance chômage),
- Audiens (retraite complémentaire et prévoyance),
- l’Afdas (formation professionnelle),
- la Caisse des congés spectacles (congés payés),
- le service de santé au travail (CMB).
Êtes-vous concerné par le GUSO ?
Le GUSO est obligatoire si vous remplissez ces deux conditions :
- votre activité principale (ou votre objet, pour une association) n’est pas l’exploitation de lieux de spectacles, de parcs de loisirs ou d’attractions, ni la production ou la diffusion de spectacles ;
- vous faites occasionnellement appel, en CDD, à un ou plusieurs artistes ou techniciens pour réaliser un spectacle vivant.
Autrement dit : une salle de concert ou une compagnie qui produit des spectacles toute l’année ne passe pas par le GUSO (elle emploie en direct). En revanche, un bar, une association culturelle, un comité des fêtes, une mairie, un restaurant qui programme un concert ponctuel : oui.
⚠️ La règle des 6 représentations. Si vous organisez plus de 6 représentations par an, vous devez détenir une licence d’entrepreneur de spectacles vivants. Une représentation = un spectacle, dans un lieu unique, à un moment donné.
Adhérer au GUSO : la marche à suivre
L’adhésion est gratuite, des deux côtés.
- L’employeur adhère sur l’espace employeur du site guso.fr, à l’aide de son numéro SIRET et de son code APE/NAF. Il reçoit par mail un numéro de compte GUSO et un accès personnalisé.
- L’intermittent doit lui aussi adhérer (c’est obligatoire), via son numéro de sécurité sociale. Son numéro GUSO est indispensable pour que l’employeur puisse saisir la déclaration.
L’employeur doit appliquer l’une des deux conventions collectives du secteur (spectacle vivant privé, ou entreprises artistiques et culturelles) et la mentionner dans sa déclaration.
Les deux déclarations à connaître : DPAE et DUS
- la DPAE (déclaration préalable à l’embauche) : obligatoirement avant l’embauche, donc avant la première répétition s’il y en a ;
- la DUS (déclaration unique et simplifiée) : elle a valeur de contrat de travail et déclare le salarié auprès des six organismes. Elle doit être effectuée au plus tard dans les 15 jours suivant la fin du contrat.
La DUS s’imprime en quatre feuillets, cosignés par l’employeur et l’intermittent : un pour le GUSO, deux pour le salarié (remis avec son salaire net), un conservé par l’employeur.
Combien ça coûte ? Le calcul des cotisations
C’est la question n°1 de tout organisateur. La réponse honnête : le coût total se calcule au cas par cas, car il dépend du salaire brut, de la convention applicable et d’éventuels abattements. Le réflexe à avoir : utiliser le simulateur officiel du GUSO avant chaque prestation. Il vous donne en quelques clics le salaire brut, les parts salariale et patronale, et le budget global (le coût réel pour vous).
Quelques repères utiles pour comprendre la facture :
- Le salaire brut = salaire net + part salariale des cotisations. Le budget global = salaire net + parts salariale et patronale + prélèvement à la source.
- Une déduction forfaitaire spécifique (DFS) peut s’appliquer à certains métiers, ce qui réduit la base de calcul de certaines cotisations. Elle n’est pas automatique et est en voie de suppression progressive d’ici 2032.
| Année | Musiciens, choristes, chefs d’orchestre, régisseurs | Artistes lyriques, dramatiques, chorégraphiques, cinéma |
|---|---|---|
| 2025 | 18 % | 21 % |
| 2026 | 16 % | 18 % |
| 2027 | 14 % | 15 % |
| 2032 | 0 % | 0 % |
💡 À retenir pour l’employeur : les taux évoluent chaque mois de janvier. Faites votre simulation au plus près de la date du spectacle pour obtenir le montant juste, et provisionnez large : le coût employeur d’un musicien représente une part significative en plus du net versé.
Le paiement et les pénalités de retard
Le règlement des cotisations et du prélèvement à la source doit être effectué spontanément dans les 15 jours suivant la fin du contrat : par carte bancaire ou prélèvement depuis l’espace employeur, ou par virement.
En cas de retard, les majorations sont salées : 6 % dès le 1er jour de retard (sur 3 mois), puis +1 % par mois au-delà. D’où l’intérêt de bien anticiper la trésorerie le jour où vous programmez un artiste.
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Partie 2 — Le cachet, côté artiste
Qu’est-ce qu’un cachet ?
Le cachet est le mode de rémunération de l’artiste du spectacle : on ne paie pas à l’heure, mais au forfait pour une prestation (une représentation, une répétition). C’est un salaire — l’artiste est un salarié, pas un prestataire qui facture. Cette présomption de salariat est au cœur du statut.
Deux notions à ne pas confondre : le cachet de représentation (le concert lui-même) et le cachet de répétition (les services de préparation), souvent à un tarif différent.
Le cachet minimum 2026 : ce que dit la convention
Le cachet ne peut pas descendre sous le minimum conventionnel correspondant à la situation. Ces minima sont fixés par les conventions collectives du spectacle vivant, qui ont force de loi une fois étendues par le ministère du Travail.
Le dernier accord de la convention du secteur privé (CCNSPSV) a été signé le 21 juillet 2025 et étendu à tous les employeurs du champ le 24 février 2026. Dans le secteur subventionné (CCNEAC), un nouvel accord du 1er juillet 2026, appliqué depuis le 1er août et étendu à tous les employeurs le 19 septembre 2026, a relevé les minima. Voici les minima bruts 2026 les plus courants pour un·e musicien·ne :
| Situation (musicien·ne) | Cachet minimum brut 2026 |
|---|---|
| Chanson / variétés / jazz / musiques actuelles (CCNSPSV annexe 2), petites salles ≤ 300 places, 1 à 7 dates | 120,44 € |
| Idem, à partir de 8 dates | 105,01 € |
| Même annexe, autres salles (plus de 300 places), 1 à 7 dates | 176,45 € |
| Idem, de 8 à 15 dates | 155,09 € |
| Spectacle promotionnel en tournée | 119,01 € |
| Tournée de concerts (annexe 4), petites salles ou première partie, moins de 8 dates | 122,80 € |
| Tournée de concerts (annexe 4), autres salles, moins de 8 dates | 178,20 € |
| Bal (annexe 6), service indivisible de 4 h | 160,96 € |
| Cachet de répétition (annexe 2) | 106,20 € |
| Secteur subventionné / musiques actuelles (CCNEAC), représentation cas général | 166,75 € (164,29 € avant le 1er août 2026) |
| CCNEAC, salle musiques actuelles < 300 pl. / 1re partie / plateau découverte | 118,09 € (116,34 € avant le 1er août 2026) |
Ces montants sont des planchers bruts : rien n’interdit de payer davantage, et un employeur public ou subventionné relève d’une grille différente du privé. Le bon réflexe : vérifier quelle convention et quelle annexe s’appliquent (c’est inscrit sur le contrat de travail).
Grilles relevées en novembre 2026 (SNAM-CGT, mise à jour du 19 septembre 2026, et « Le Music Business en France », chapitre 5). Elles changent à chaque accord de salaires : vérifiez la grille en vigueur à la date du concert.
Chanteur, comédien, technicien : d’autres grilles
Les montants ci-dessus valent pour les musicien·nes. Les autres métiers du spectacle ont leurs propres règles :
- Chanteur ou chanteuse soliste (et plus largement un artiste-interprète qui n’est pas musicien), dans le secteur privé : la grille est plus basse, 100,57 € bruts jusqu’à 300 places et 146,45 € au-dessus. En tournée de concerts, 120,44 € en salle de 300 places au plus et 176,76 € ailleurs.
- Comédien·ne : la grille est celle des artistes dramatiques, et les répétitions se paient au service (environ trois heures), pas au cachet comme pour les musiciens. Vérifiez l’annexe de la convention qui s’applique au spectacle.
- Technicien·ne (son, lumière, régie) : pas de cachet. Le technicien est payé à l’heure ou à la journée, selon la grille de sa convention, et ce sont ses heures réellement travaillées qui comptent pour les 507 heures (annexe 8).
Le GUSO sert à déclarer les uns comme les autres : un artiste au cachet, un technicien à ses heures.
Combien payer un musicien pour un concert ? Le minimum n’est pas un tarif
Le minimum conventionnel est un plancher légal, pas un prix du marché. En pratique, la discussion porte presque toujours sur le net que le musicien veut toucher. Le repère à garder en tête : pour qu’un musicien touche environ 100 € nets, il faut un cachet d’environ 130 € bruts, et l’employeur débourse autour de 200 € une fois toutes les cotisations payées.
Trois réflexes pour fixer un cachet :
- partir du net demandé et le convertir en brut avec le simulateur cachet & GUSO
- vérifier que ce brut ne descend pas sous le minimum de la convention et de l’annexe qui s’appliquent
- chiffrer le coût total pour l’employeur avant de signer, pas après le concert
Le détail du calcul est dans notre guide salaire brut, salaire net et coût employeur. Pour une séance d’enregistrement, c’est une autre convention et une autre grille : voir notre guide du tarif d’un musicien en studio. Et si vous hésitez encore à déclarer, lisez pourquoi il faut payer un artiste qui monte sur scène.
Le statut d’intermittent : annexes 8 et 10
Le « statut d’intermittent » n’est pas un statut juridique en soi : c’est un régime d’assurance chômage spécifique, organisé en deux annexes : l’annexe 8 pour les techniciens du spectacle vivant et de l’audiovisuel, et l’annexe 10 pour les artistes — dont les musiciens, chanteurs, etc. Ce régime permet de toucher l’ARE (allocation de retour à l’emploi) entre deux contrats, à condition d’avoir suffisamment travaillé.
La règle des 507 heures
Pour ouvrir ou renouveler ses droits, l’intermittent doit justifier d’au moins 507 heures de travail sur 12 mois. Droits ouverts = 12 mois d’indemnisation.
Point crucial pour les musiciens (annexe 10) : un cachet = 12 heures dans le décompte des 507 heures. Depuis le 1er août 2016, l’ancienne distinction entre cachets « isolés » et « groupés » n’existe plus pour le calcul des droits : tous les cachets comptent pour 12 heures. En pratique, 43 cachets suffisent donc à atteindre les 507 heures (43 × 12 = 516 h).
💡 Repère artiste : raisonnez en cachets, pas en heures. 43 cachets sur l’année = seuil atteint. Les répétitions déclarées comptent aussi.
« Cachet de 12 heures » : ce que ça veut dire
On lit souvent « cachet de 12 heures » ou « cachet minimum 12 h ». Ça ne veut pas dire que vous travaillez 12 heures, ni que vous êtes payé pour 12 heures : le cachet est un forfait, quelle que soit la durée réelle du concert ou de la répétition. Les 12 heures, c’est seulement la conversion qu’applique France Travail pour compter vos droits.
Avant le 1er août 2016, on distinguait les cachets « isolés » et « groupés ». Aujourd’hui, tout cachet d’artiste vaut 12 heures, dans la limite de 28 cachets par mois. Pour un technicien, il n’y a pas de conversion : ce sont les heures réellement travaillées, dans la limite de 208 heures par mois (250 avec plusieurs employeurs dans le mois).
| Cachets déclarés sur 12 mois | Heures retenues | Seuil des 507 h |
|---|---|---|
| 10 | 120 h | non |
| 20 | 240 h | non |
| 30 | 360 h | non |
| 42 | 504 h | non, à 3 heures près |
| 43 | 516 h | oui |
En pratique, 43 cachets, c’est environ trois à quatre dates par mois, à renouveler chaque année.
Et si on n’atteint pas les 507 heures ?
Il existe une clause de rattrapage : si le seuil n’est pas atteint à la date anniversaire, l’intermittent peut bénéficier d’un maintien jusqu’à 6 mois, à condition de réunir 338 heures sur les 12 mois précédents et 5 ans d’ancienneté au titre des annexes 8 ou 10. C’est un filet de sécurité, pas un droit automatique.
L’ARE : comment fonctionne l’indemnisation
Une fois les 507 heures validées, France Travail calcule une allocation journalière (ARE) qui vient compenser les jours sans activité salariée. Ce n’est pas une somme fixe versée chaque mois : elle s’ajuste en fonction des revenus déclarés.
Comment elle est calculée. Le calcul est propre aux intermittents. L’allocation journalière additionne trois parts : une part liée aux salaires de la période de référence, une part liée au nombre d’heures travaillées et une part fixe, avec un minimum et un plafond par jour. Les montants n’ont pas été revalorisés au 1er juillet 2026. Pour connaître le vôtre, utilisez le simulateur de France Travail.
La déclaration mensuelle. Chaque mois, l’intermittent déclare à France Travail ses jours travaillés et ses revenus bruts perçus. France Travail calcule le nombre de jours indemnisables et verse l’allocation correspondante. Un mois très chargé génère peu d’allocation ; un mois sans contrat génère le maximum.
La durée des droits. Les droits durent en principe 12 mois consécutifs. À l’issue de cette période, il faut avoir à nouveau atteint 507 heures pour les recharger. Certains profils très actifs rechargent leurs droits avant la fin des 12 mois.
L’ARE n’est pas un complément automatique : elle n’est versée que pour les jours non travaillés, et suppose une déclaration mensuelle rigoureuse.
Pour aller plus loin sur le statut lui-même (les 507 heures, le calcul de l’ARE, les erreurs courantes), lisez notre guide de l’intermittent du spectacle.
Salaire minimum d’un intermittent par mois : il n’y en a pas
Il n’existe pas de « SMIC de l’intermittent » au mois. Le minimum se fixe par cachet (ou par heure pour un technicien), selon la convention collective. Ce que vous touchez dans le mois dépend donc du nombre de contrats, puis, une fois les droits ouverts, de l’allocation versée pour les jours non travaillés.
Quelques ordres de grandeur pour se repérer : le net représente environ 75 % du brut ; l’allocation journalière d’un artiste ne descend pas sous un plancher (44 € par jour indemnisé selon le guide de France Travail, montant à vérifier au moment où vous lisez) ; et l’allocation moyenne tourne autour de 1 100 € bruts par mois par allocataire, artistes et techniciens confondus (Unédic, 2025). Vos droits d’auteur et vos droits voisins, eux, se cumulent entièrement avec l’allocation.
Employeur ↔ artiste : ce qui relie les deux
Le point de jonction est simple : chaque cachet correctement déclaré au GUSO par l’employeur alimente les 507 heures de l’artiste. Quand vous payez un musicien en règle via le GUSO, vous ne faites pas que « payer un cachet » : vous contribuez à ses droits sociaux (chômage, retraite, congés, prévoyance, formation). À l’inverse, un paiement « au black » prive l’artiste de ces droits — et expose l’employeur à un risque de requalification et de redressement.
C’est exactement le genre de cadre qu’il vaut mieux maîtriser avant de se lancer, que l’on monte des concerts, une structure de production ou son propre label.
GUSO, cachets, contrats, statuts… La formation TEMPO Structuration t’accompagne pas à pas pour bâtir ta structure d’artiste.
Découvrir TEMPO Structuration →Clarifier mon projet en 2hLes autres droits ouverts par chaque cachet déclaré (congés spectacles, retraite, prévoyance, santé) sont détaillés dans notre guide Congés spectacles, retraite, santé : les droits de l’intermittent.
Foire aux questions
Le GUSO, c’est seulement pour les associations ?
Non. C’est l’idée reçue la plus fréquente. Le GUSO concerne tout employeur occasionnel — association, entreprise, collectivité, particulier — dont l’activité principale n’est pas le spectacle et qui embauche ponctuellement un artiste ou un technicien.
Quel est le salaire minimum d’un musicien au GUSO ?
Le mode de déclaration ne change pas les minima : ce sont les minima conventionnels qui s’appliquent. Pour un concert de musiques actuelles en petite salle, comptez par exemple un plancher autour de 120 € bruts en 2026 (CCNSPSV annexe 2), davantage dans le secteur subventionné.
Combien coûte vraiment un cachet à l’employeur ?
Le net versé à l’artiste n’est qu’une partie. Il faut y ajouter les cotisations patronales et salariales. Seul le simulateur officiel du GUSO donne le budget global exact pour votre cas — utilisez-le systématiquement avant de fixer un budget. À titre indicatif, comptez environ 1,5 à 1,7 fois le cachet brut. Pour décomposer ce budget en détail — du salaire brut au net versé jusqu’au coût total pour l’employeur —, consultez notre guide dédié : salaire brut, salaire net et coût employeur.
Combien de cachets pour « avoir les intermittents » ?
Pour un artiste (annexe 10), 43 cachets sur 12 mois suffisent à atteindre les 507 heures (1 cachet = 12 h).
Peut-on payer un artiste en facture (auto-entrepreneur) au lieu d’un cachet ?
Pour une prestation artistique de spectacle vivant, la loi pose une présomption de salariat : l’artiste doit en principe être salarié (donc cachet + déclaration), pas prestataire. La facturation en indépendant pour ce type de prestation est risquée juridiquement.
Quand déclarer et payer ?
DPAE avant l’embauche ; DUS et paiement dans les 15 jours après la fin du contrat. Au-delà, majorations de 6 % puis +1 %/mois.
Un cachet d’intermittent, c’est combien d’heures ?
Pour un artiste, un cachet compte pour 12 heures dans le calcul des 507 heures, quelle que soit la durée réelle de la prestation. Ce n’est pas un temps de travail : le cachet reste un forfait. Pour un technicien, ce sont les heures réellement travaillées qui comptent.
Quel est le cachet minimum d’un technicien intermittent ?
Un technicien n’est pas payé au cachet mais à l’heure ou à la journée, selon la grille de la convention collective de l’employeur. Ses heures réellement travaillées comptent pour les 507 heures, dans la limite de 208 heures par mois (250 avec plusieurs employeurs).
Existe-t-il un salaire minimum mensuel pour un intermittent ?
Non. Le minimum se fixe par cachet, ou par heure pour un technicien, selon la convention collective. Le revenu du mois dépend du nombre de contrats et, une fois les droits ouverts, de l’allocation versée par France Travail pour les jours non travaillés.
En résumé
Pour l’employeur occasionnel, le GUSO est la voie simple et obligatoire pour embaucher un artiste en règle : une adhésion gratuite, une déclaration unique, un paiement unique — à condition de respecter les délais et la règle des 6 représentations. Pour l’artiste, le cachet est un salaire encadré par des minima, et chaque cachet déclaré construit le droit à l’indemnisation via les 507 heures.
Bien employer et bien être employé, c’est la base d’un écosystème musical sain. La suite logique, c’est de structurer durablement son activité : statut, déclarations, financement, développement.
Autre source de revenus à ne pas négliger, distincte du cachet : les droits voisins (Adami, Spedidam), qui rémunèrent l’exploitation des enregistrements.
Article informatif à jour en 2026. Les barèmes (cotisations, minima conventionnels, seuils chômage) évoluent régulièrement : vérifiez toujours les montants applicables à votre situation via le simulateur GUSO et les conventions collectives en vigueur avant toute décision.
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Pour chiffrer un cachet précis, utilisez le simulateur cachet & GUSO, et pour la méthode de calcul détaillée du brut, du net et du coût employeur, consultez notre guide du calcul des cachets.

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